Archivo de la categoría: Poèmes en français

Un Théâtre Vide

À travers du silence
d’un théâtre vide…
une ombre se déplace.

Le rideau…
il y a longtemps qui a baissé.

L’arrivée à la lumière
une nouvelle fonction de théâtre
commencera pour elle.

G.F.Molinero


La Beauté Tellurique

LaBeautvatre


Dans un Triste Jour d’Hiver

Rosa

 

Devant l’avance de l’ombre
Il y en a des qui  se réjouit
de la défaite
de la rose

G.F.Molinero


La Beauté Discrète

Se sent
Le sens
la beauté discrète,
occulte,
dans mon coeur, latent

G.F.Molinero


Poème du 29 Juillet, 2015

wpid-wp-1431006082289.jpeg

Et tout à coup…
c’est un automne.
En attendant tout le pays meurt d’une chaleur
je
soutiens, sans fé, le parapluie
je me dispute la veste
et je marche sans savoir à où
ni pourquoi

G.F.Molinero


Petit poème pour un solstice à la manière d’une gazelle de Lorca

Au solstice d’été
je vais te voir danser
pour vaincre la nuit
et  commencer à rêver

G.F.Molinero


Petit poème optimiste que je ne vais pas traduire

 

J’écris
ces mots…
surpris d’être
encore en vie

Je te vois sourire
devant mon dernier chef-d’oeuvre
et tout m’apparaît parfaitement clair

Parfaitement clair

G.F.Molinero


Petit Poème Québécois du 308 Miroirs

 

mon1b
Parce que
je t’ai aimé
dans un méandre de la rivière du Saint-Laurent
et les lumières de la ville
ont tremblé avec ta voix
et mon nom
Et…
il n’y avait pas de miroirs suffisants
pour refléter la grandeur de notre amour

Il n’y avait

G.F.Molinero


Le Dernier Poème – Robert Desnos

tumblr_mtpl61LReE1raclu0o1_400J’ai rêvé tellement fort de toi,
J’ai tellement marché, tellement parlé,
Tellement aimé ton ombre,
Qu’il ne me reste plus rien de toi.
Il me reste d’être l’ombre parmi les ombres,
D’être cent fois plus ombre que l’ombre,
D’être l’ombre qui viendra et reviendra
Dans ta vie ensoleillée.


El Último Poema

He soñado tan fuertemente contigo, Holocausto 578px-Desnos
he caminado tanto, conversado tanto,
tanto he amado tu sombra,
que ya no me queda nada más de ti.
Sólo me queda  ser, la sombra
entre las sombras,
ser cien veces más sombra que la sombra,
ser la sombra que vendrá y volverá
a tu soleada vida.


Tu portais dans ta voix comme un chant de Nerval
Quand tu parlais du sang jeune homme singulier
Scandant la cruauté de tes vers réguliers
Le rire des bouchers t’escortait dans les Halles
Tu avais en ces jours ces accents de gageure
Que j’entends retentir à travers les années
Poète de vingt ans d’avance assassiné
Et que vengeaient déjà le blasphème et l’injure

Je pense à toi Desnos qui partis de Compiègne
Comme un soir en dormant tu nous en fis récit
Accomplir jusqu’au bout ta propre prophétie
Là-bas où le destin de notre siècle saigne

Louis Aragon


Ton Nom, la Pluie et Rien De Plus

10628756_800901456613977_8690434423093850282_oLa pluie
Qu’il ne finit jamais
Ton nom
Qu’il ne finit pas de partir

Je sens le coeur
humidifié par ta mémoire
Un dégouttement incessant
Une étrange façon
de mourir noyé

Ton nom
La pluie
Et rien de plus

G.F.Molinero


La Neige

La neige
est dans retirée
mais
la nuit d’hiver
est encore très longue.

Je n’avais jamais vu tant de calme
depuis que tu as laissé tomber lentement
ta chemise de nuit
au sol

Dans la quiétude de votre corps nu
j’ai compris
les signifiés du mot:
chaud

La neige
est dans retirée
mais
la nuit d’hiver
est encore très longue

Trop longue

G.F.Molinero


Heure: zéro zéro

Tu étais
terriblement jolie,
perdue
dans les profondes latitudes des tropiques
La peau, sur le sol,
laissée de côté.
Tes lèvres, sur moi,
ivres de mes noms infinis

Tu étais
terriblement jolie,
perdue
dans les profondes latitudes des nuits polaires
Les loups, dehors dans l’obscurité,
ma bouche,
en dévorant ton corps,
chaud et inerte

Tu étais
terriblement jolie
terriblement jolie

G.F.Molinero


Yo soy Charlie

cccc

 

Tous les jours
je suis Charlie

N’importe pas l’endroit
ou le lieu:
Une école d’Islamabab
ou l’arrondissement onze
Une station ou un bus rouge
Une mosquée ou une église
Une statue abattue ou une esclave
Une maison bombardée ou démolie

Tous les jours
je suis Charlie

Et seulement
j’ai mes mots et ma liberté,
autres les crayons,
pour faire face à cette terrible barbarie
du sang et de l’injustice

G.F.Molinero

 


Les Feux, Les Cendres

wpid-img_20140818_041814.jpgJe ne savais pas que le feu
pouvait être si beau
jusqu’à ce que je te rencontre

Ainsi,
maintenant,
je me laisse consommer,
peu à peu,
par la flamme émanant de toi

Les jours passent

e ton souvenir
a le goût des  cendres
dans mes lèvres fermées

G.F.Molinero

 

 


Le Chat, Le Poisson

wpid-cb5856f4-178b-4fb1-8d99-a2cd0c5bc660.jpgLe chat
le poisson
et un regard.

Le chat
le poisson
et un saut.

Et tout finit.

Comment l’amour
comment la larme 

comment la faim ou la pénurie
comme la pluie.

Tout finit

Comme quand tu as décidé de partir,
en fermant brusquement la porte.
Les tableaux ont sauté du mur.
Mon coeur aussi.

Je suis curieux de savoir pourquoi
mais le chat non
le poisson non plus.

Et tout finit

Et tout finit

G.F.Molinero


Sans Aucune Doute

Tu as
le même âge que moi
et  tu es terriblement jolie

J’ai
le  même âge que toi
et  je suis terriblement horrible

wpid-eyeemfiltered1399876379418.jpgSans aucune doute
la beauté s’écoule par  chemins totalement distincts

Comme la vie
et la mort

Et je ne peux rien dire de plus.

Ni Je veux

G.F.Molinero

 


Les Neiges D’hiver.

 

Je ne savais pas
que la neige pouvait être si belle
Je ne savais pas
que la neige pouvait se montrer en face de moi de cette façon:
si chaudement belle

Peu importe combien de fois j’il répète
comme  n’importe pas de voir tomber la neige
encore et encore
encore et encore

G.F.Molinero

 


Tess et des Regards Indiscrets

La beauté cachée
des yeux indiscrets

Derrière les rideaux d’automne,
les regards deviennent cauteleux,
timides,
en essayant de passer inaperçues.

Comme un chat
je passe près de la porte de ta maison
sans faire aucun bruit.

Sans faire aucun bruit

G.F.Molinero


Elle et la Pluie

wpid-p20131031-133638.jpg

 
Elle…
et les manières correctes de regarder la pluie
les manières correctes de marcher lentement
les manières correctes de commencer à oublier
de perdre son nom pour toujours
de ne pas recommencer à regarder en arrière

G.F.Molinero

 

 


De Nouveau la Pluie

Parfois,
j’utilise la pluie
comme excuse pour parler de toi
comme excuse pour imaginer
vivre une autre vie dans laquelle tu es près de moi

Les rues humides et paresseuses
les lumières jaunes
le silence du chat

Parfois, j’utilise la pluie comme excuse
pour écrire ton nom
ou peut-être pas
Je…
je ne le sais pas

Je ne le sais pas

G.F.Molinero